Festival Monte Au Banc 2021
3 juillet - résidence du Fort - Montauban
10 juillet - résidence du Fort - Montauban
17 juillet - Esplanade des Fontaines
+ Déambulation départ Ancien Collège
> Bd de l'Empereur - Montauban

Samedi 10 juillet

 

 

10juillet danse

Teaser: https://vimeo.com/535457010/fe8a4aeef1?fbclid=IwAR3ET7Ut1trD-p7oI8XaDzZUfBuL_dVX9FwJkX1WM9JkSokhP_gyCumbZ34

 

10juillet cirqumsolo

 Si vous êtes un(e) habitué(e) du festival, vous l'avez sûrement croisé
à la soirée "carré cirque" où il assure les intermèdes. Il vient cette fois pour nous présenter un de ses spectacles.

 

10juillet boitel

Découvrir le site de la compagnie: https://limmediat.com/la-jubilation/

Cet artiste a débuté enfant dans les rues de Montauban puis au Théatre Olympe de Gouges à Montauban.
Depuis, son parcours est internationnal. Il a joué dans les plus grandes salles du monde. et nous fait l'honneur
de revenir sur ses terres d'enfance pour offrir un moment unique et riche en émotion.

Voici un texte sa part :

Autobiographie d'un Montalbanné de retour
 

Ma carrière (qu'il faut plus comparer à la montagne accidentée dont on extrait dangereusement des pièces) a commencé à Montauban.

Ce fut la scène du théâtre municipal qui fut la première que j'ai goûtée (à 10 ans, je jouais d'une guitare sans corde tout au fond, puis un an plus tard je racontais à tout le public assis au bord de la scène une histoire que l'on allait jouer...)
cet espace qui m'a rendu fou de joie , cet espace où il n 'y avait plus de socialité ni de personnalité, mais juste du libre, du jeu,
quelque chose qui permet tout, sans gravité, même l'extrême gravité.
Et puis tous les espaces possibles, j'ai joué dans les rues piétonnes de Montauban (debout sur une bouteille, je tournais sur moi même en équilibre)
puis d'autres rues, plus lointaines, puis les théâtres du monde entier
la carrière continue (comme un chantier terrible) comment aller au bout de la potentialité d'une oeuvre, comment épuiser les possibilités du théâtre
encore faut il survivre à un contexte qui fait ressembler la vie à notre théâtre (notre cirque pourrait t'on dire, ce chantier d'imprévisibilités et d'accidents volontaires)
car nos pièces ressemblent à la vie (en pire, enfin, maintenant la vie nous rattrape semble t'il)
mais elles font souvent rire les gens (du plus triste de nos vies, nous écrivons des tragédies toujours, mais qui ratent, et rendent hilares les voisins de ceux qui se mouille le visage)
 
la pièce que nous venons présenter à Montauban est un peu l'inverse des autres (d'habitude il n'y a presque pas de mot dans nos pièces, et nous parlons de choses tristes, et nous avons d'énormes décors! Ici, nous sommes juste là, avec nos bouches et nos voix)
il s'agit de parler de la joie, enfin pas de la joie mais de la joie de la joie, ce qu'on appelle communément la jubilation
car à travers ces années d'oeuvres, nous avons provoqué des joies tellement énormes, que nous avons acquis une certaine connaissance de la jubilation...
Ici nous invitons des spécialistes de la joie incoercible, de l'explosion de joie, pour clore un festival qui nous l'espérons l'aura été (joyeux)
car l'humain aime la joie. (Presque tous) Beaucoup. Mais pourtant la jubilation est plutôt mal vue. Elle déborde un peu trop, est un peu trop incontrôlable, elle est regardée de haut.
la Jubilation du point de vue de la jubilation, donne un point de vue vibrant de l'humain qui cherche le vertige en le redoutant. 
Ce jeu avec la sensation de la vitalité, cette soif de sentir extrêmement, d'aimer follement, de jubiler, et cette peur de la mort.  Nous parlerons de la mort qui fait mourir de rire. Celle qu'on regarde lorsque l'on est heureux.
Le désespoir heureux, source de toute jubilation!
 
Camille Boitel
l'immédiat

 


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